marseille de la revolution au XIXeme sciècle

marseille de la revolution au XIXeme sciècle
La Révolution et l'Empire

Marseille, forte de ses 120 000 habitants, entre très tôt en révolution. Dès mars 1789, des émeutes éclatent contre l'oligarchie municipale ; c'est à grand-peine que le Comte de Caraman, à la tête d'une véritable armée, les réprime. On comprend donc que, dès le 18 juillet, date à laquelle est connue la prise de la Bastille, la ville bouillonne d'effervescence révolutionnaire.

Ce caractère rebelle suscite la méfiance des autorités, qui lui préfèrent Aix-en-Provence au moment de choisir un chef-lieu au département des Bouches-du-Rhône, créé en mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789.

De nombreux clubs révolutionnaires voient le jour. L'un d'eux, la "Société patriotique des amis de la Constitution", sis rue Thubaneau, est créé en avril 1790. Ce club diffuse les idées jacobines et contrôle la municipalité. Un événement qui s'y produit en juin 1792 va lui valoir une place dans l'histoire de la Révolution.

Suite à un courrier du député marseillais Barbaroux, le maire de Marseille se voit invité à lever un bataillon de six cents "hommes sachant mourir" pour défendre la Révolution. Le club, après avoir voté la mesure, organise un banquet au cours duquel François Mireur entonne le "Chant de Guerre de l'Armée du Rhin" que vient de composer un certain Claude Joseph Rouget de Lisle. Les Fédérés prennent la route le 2 juillet et, tout au long des vingt-sept jours de leur marche vers Paris, popularisent cette chanson.

Le 10 août, ces marseillais s'illustrent lors de la prise des Tuileries, qui entraîne la chute de la monarchie. Le Bataillon entre dans l'histoire ; le succès de son hymne est tel qu'il sera déclaré chant national le 14 juillet 1795 : on le connaît depuis aux quatre coins du monde sous le nom de "La Marseillaise".

Les années suivantes sont particulièrement chaotiques : de janvier à février 1794, Marseille est appelée "la ville sans nom" en raison de sa participation à l'insurrection fédéraliste contre la Convention ; fin septembre, l'arrestation de jacobins provoque de violentes émeutes ; le 5 juin 1795, les jacobins enfermés au fort Saint-Jean sont massacrés ; les élections municipales de juillet 1796 sont gagnées par les républicains, mais le résultat est annulé par le Directoire le mois suivant.

De fait, en 1799, le coup d'état du 18 Brumaire par Napoléon Bonaparte est favorablement accueilli à Marseille. La famille Bonaparte est bien connue à Marseille, puisque Joseph est marié à Julie Clary, fille d'un prospère négociant de la cité, et que Napoléon a été fiancé à Désirée Clary (soeur de Julie, future reine de Suède par son mariage avec Jean Baptiste Jules Bernadotte).

Dès 1800, la ville devient le chef lieu du département des Bouches-du-Rhône. Le Premier Empire lui permet de retrouver une certaine stabilité politique (municipalités d'Anthoine de 1805 à 1813, puis Montgrand) mais son économie stagne.








Marseille au XIXe siècle

Sur le plan économique, on considère le XIXe siècle comme le second âge d'or de l'histoire de Marseille. La ville renoue avec la prospérité des temps antiques, grâce essentiellement à son port ("rendez-vous du monde entier", pour citer Alexandre Dumas).

Plusieurs facteurs successifs vont favoriser l'activité portuaire tout au long du siècle :
- la fin de la piraterie barbaresque ;
- l'apparition de la navigation à vapeur (c'est en 1818 qu'un "steamer" mouille pour la première fois à Marseille) ;
- la conquête de l'Algérie à partir de 1830 ;
- le percement du canal de Suez en 1869, qui ouvre au port de Marseille les portes de l'Orient.

Par voie de conséquence, la zone portuaire déborde de son périmètre historique (le Vieux-Port) et s'étend à partir de 1844 aux rivages Nord : les actuels bassins de la Joliette sont ouverts en 1853, ceux du Lazaret et d'Arenc en 1856.

L'accroissement territorial et démographique de la ville est à l'origine d'un chantier majeur du siècle : l'adduction des eaux de la Durance, décidée dès 1834 par le maire Maximin Consolat ; cette mesure s'impose d'autant plus que sévissent cette année-là une grande sécheresse et une épidémie de choléra.

La construction d'un canal de 87 km, par 5000 ouvriers sous la direction du jeune ingénieur Franz Mayor de Montricher, demande onze ans de travaux, et l'eau de la Durance arrive le 8 juillet 1847 à Marseille.

En 1862, afin de commémorer cet événement, l'architecte Henry Espérandieu (1829-1874) est chargé de réaliser un monument, le Palais Longchamp, qui sera inauguré en août 1869.

Cet architecte est déjà bien connu des Marseillais, qui lui doivent la réalisation du monument qui deviendra emblématique de leur ville : la basilique de Notre-Dame de la Garde, édifiée à partir de 1853 et consacrée en 1864.

L'autre grand chantier du siècle est, comme partout en France à cette époque, lié à l'arrivée dans notre ville du chemin de fer. Dès 1843, la concession d'une ligne de chemin de fer de Marseille à Avignon est attribuée à Paulin-François Talabot (futur créateur de la compagnie PLM). Marseille est reliée à Avignon en 1848, à Lyon en 1854. Simultanément, l'accès au centre-ville est facilité par l'édification en 1845 d'une gare sur la butte Saint-Charles. En 1857, la "ligne impériale" Paris-Marseille est terminée.

Sur le plan industriel, Marseille connaît un essor considérable avec des huileries et savonneries (souvent propriété du même entrepreneur, puisque les secondes utilisent le résidu des premières), des minoteries, des fabriques de pâtes, des raffineries de sucre, des distilleries, une manufacture des Tabacs, des tanneries, des corderies, des tonnelleries, des cartonneries, toutes activités étroitement liées à l'activité portuaire.

Les communications sont favorisées par de nouveaux modes de transport ou de nouvelles voies :
- création d'un service d'omnibus en 1840, relayé en 1879 par le tramway ;
- aménagement de la promenade de la Corniche de 1848 à 1863 ;
- prolongement de la Canebière en 1860, puis apparition de l'éclairage électrique sur cette artère en 1888 ;
- percement à partir de 1862 de la rue Impériale (actuelle rue de la République), reliant le Vieux-Port aux bassins de la Joliette ; elle sera inaugurée en 1870 ;
- percement du tunnel ferroviaire "Prado-Carénage" en 1878 (mais il ne sera ouvert à la circulation que plus d'un siècle plus tard, transformé en tunnel routier) ;
- mise en service en 1890 d'un système de navette maritime traversant le Vieux Port : le célèbre ferry-boat.

Cette prospérité permet à la ville, qui compte à présent 500 000 habitants, de fêter somptueusement ses vingt-cinq siècles d'histoire en 1899-1900.
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 03:51

marseille de la renaissance a la revolution

marseille de la renaissance a la revolution
La Renaissance

François Ier, fêté en 1516 dans notre ville au retour de sa victoire à Marignan, décide d'un nouveau développement du port militaire et de la construction d'un fort sur l'île d'If (l'actuel Château d'If). De même il fait fortifier la colline de Notre-Dame-de-la-Garde en 1536, alors que Charles Quint vient d'échouer à prendre la cité.

L'histoire de la seconde moitié du XVIe siècle est marquée par la naissance de l'industrie du savon, une nouvelle épidémie de peste en 1580, la fondation de l'hôpital dit "Hôtel-Dieu" en 1593 et l'apparition de luttes religieuses en raison du nouveau règlement municipal (dit "Règlement d'Angoulême") qui réserve l'administration de la ville aux catholiques.



Le siècle de Louis XIV

Le marseillais le plus célèbre du XVIIe siècle est le grand architecte et sculpteur Pierre Puget, né en 1620. Marseille lui doit notamment la Vieille Charité (ensemble architectural destiné à abriter les vagabonds et les orphelins, construit en pierre rose et blanche, dont la chapelle à coupole ovale est un exemple de style baroque français), le médaillon aux armes de France de l'Hôtel de Ville, et un projet malheureusement sans suite de Place Royale sur l'emplacement de l'actuel Quai des Belges.

Sur le plan politique, la ville, tout juste remise de l'épidémie de peste de 1649-1650, entre en quasi-rebellion contre l'autorité royale. Louis XIV en personne, à la tête de ses troupes, s'empare en 1660 de la cité après avoir fait détruire la porte principale et pratiquer une brèche dans les remparts.

Il réforme les institutions municipales, fait construire le fort Saint-Nicolas et renforcer le fort Saint-Jean (autant pour surveiller les marseillais que pour protéger la rade...) et établit une garnison dans la ville.

En 1665, il constitue une puissante Flotte des Galères ; l'Arsenal, qui s'étend sur la rive sud du port (l'actuel Quai de Rive-Neuve), travaille à la chaîne, afin de lui fournir les navires nécessaires à sa politique méditerranéenne. Nicolas Arsoul, nommé intendant des galères, met en chantier l'agrandissement de Marseille, malgré l'hostilité initiale des habitants à la destruction des anciennes murailles.

Parallèlement, un édit de Colbert accorde à Marseille en 1669 le monopole du commerce avec le Levant. Ce surcroît d'activité amène la ville à tripler de superficie, et à se doter d'ensembles monumentaux et de nouvelles promenades (la première mention d'une rue nommée Cannebière remonte à 1677).

Marseille développe aussi son industrie : sucre, faïence, savon (dont la fabrication est réglementée en 1688).








Le XVIIIe siècle

L'année 1720 reste dans l'histoire de Marseille comme celle de la dernière et de la plus meurtrière épidémie de peste, dont l'origine est le non-respect de la quarantaine par le navire de commerce Grand Saint Antoine. La maladie tue 30 000 à 40 000 des 90 000 habitants, et se répand dans toute la Provence, le Comtat Venaissin et le Languedoc. Monseigneur de Belsunce, évêque de Marseille, s'illustre par sa conduite héroïque, refusant de quitter la ville et la parcourant sans relâche pour distribuer aumônes, réconfort et confessions pour les mourants.

Le 19 mai 1780, survient dans la passe d'entrée au Vieux-Port un incident sans gravité, mais à l'origine de la plus fameuse histoire marseillaise, galéjade s'il en est : la frégate "La Sartine" (nom du ministre de la Marine de Louis XVI de 1774 à 1780) vient s'y échouer, paralysant l'entrée et la sortie du port. Une simple déformation du nom, et le fait que le blason de Monsieur de Sartine est "d'or à la bande d'azur, chargée de trois sardines d'argent", suffisent à créer la légende : une sardine a bouché le port de Marseille !

Lors de la convocation des États généraux en 1787, Marseille est redevenue une ville marchande prospère. La Canebière, s'ouvrant sur le Vieux-Port, en est le centre des affaires.
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 02:44

marseille au moyen age

marseille au moyen age
Le haut Moyen Âge

Après la chute de l'Empire d'Occident en 476 après Jésus Christ, que l'Histoire considère comme le début du Moyen Âge, Marseille passe successivement sous la domination des Wisigoths, puis des Ostrogoths, enfin des Francs (officiellement en 537, en pratique deux siècles plus tard, sous le règne de Pépin le Bref).

C'est une période sombre pour la ville, qui est prise et pillée à de nombreuses reprises, par les Francs (736-739) comme par les Sarrasins (838, 848), et connaît ses premières épidémies de peste (591, 599, 650).

Au Xe siècle, une nouvelle entité politique, le royaume de Bourgogne-Provence, chasse les Sarrasins de Provence et fait cesser la domination franque sur Marseille. L'histoire de la cité est désormais liée aux destinées du Comté de Provence, soumis en droit à l'Empire Romain Germanique.



Le bas Moyen Âge

Au cours des siècles suivants, les Croisades sont une importante source de prospérité pour la ville. Les Templiers installent à Marseille une base destinée au transport et au ravitaillement des pèlerins à destination de la Terre Sainte ; la bourgeoisie marchande, qui gouverne la ville selon le modèle italien, s'enrichit dans le commerce avec le Levant ; le roi de Jérusalem accorde de considérables privilèges commerciaux aux Marseillais. Ce nouveau dynamisme se traduit par des constructions (le Fort Saint-Jean et le clocher des Accoules restent les témoins de cette période de l'Histoire) et un accroissement de la population.

Le début du XIIIe siècle est à nouveau une période de peste (1248) et de conflits, conjuguant les antagonismes religieux (entre la ville, ses évêques, l'abbaye, la papauté) et féodaux (entre le roi de France et le comte de Toulouse). Ils aboutissent au triomphe de Charles Ier d'Anjou, frère de Saint-Louis, qui, en ajoutant le royaume de Naples et de Sicile à ses possessions provençales, semble redonner vie au royaume de Provence.

Malgré une nouvelle épidémie de peste en 1347 (16 000 morts à Marseille et point de départ de la grande peste qui tuera près d'un tiers de la population française, ce qui en fait le pire fléau de l'histoire de France), une guerre civile entre provençaux en 1383, et une mise à sac de la ville par les Catalans en 1423 (qui provoquera l'ajout d'une tour carrée au Fort Saint-Jean), Marseille, qui a rejoint le royaume de France en 1482 suite au testament du dernier comte de Provence, sort du Moyen Âge en connaissant une forte expansion économique. C'est aussi l'époque où Massilia prend son nom moderne de Marseille.

A la fin du XVe siècle, en prévision des guerres d'Italie qui se profilent, les rois de France refont de Marseille un port de guerre et créent les premiers arsenaux sur les flancs du Vieux-Port, favorisant encore cette croissance.
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 02:39

maquette de massalia IIIeme siecle avant notre ère

maquette de massalia IIIeme siecle avant notre ère
La cité grecque à l'époque hellénistique couvre une superficie d'environ 50 ha, articulée sur trois collines, au nord de l'anse du Lacydon. Elle est délimitée au cours de la seconde moitié du IIe s. avant notre ère par une nouvelle ligne de défense en grand appareil. On ne connaît que peu de choses sur l'habitat et les principaux monuments (temples, théâtre, citerne publique, agora présumée), à l'exception d'un secteur du port et ses cales de halage, récemment fouillés. Pourtant, les traces d'une planimétrie urbaine sont désormais bien attestées. Plusieurs nécropoles sont connues alentour.

L'architecture monumentale fait appel au grand appareil en calcaire local ou régional, mais nombre d'habitations sont en briques de terre crue, couvertes de toitures en torchis, à l'instar de celles de l'habitat d'Entremont. Cette particularité urbaine notée par Vitruve, soulignent que les différences fondamentales constatées entre Massalia et les plus grands des habitats des communautés celto-ligures proches résident avant tout dans le fait urbain et l'organisation des rapports humains qui y président, davantage que dans les seules techniques employées.
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# Posté le samedi 28 avril 2007 04:30

massalia

massalia
ΜΑΣΣΑΛΙΑ - MASSILIA
Marseille est la plus ancienne ville de France : fondée vers -600 par des Grecs de Phocée, elle s'appelle à l'origine Μασσαλία (Massalia). Ses habitants sont les Massaliotes. Aujourd'hui, on appelle encore Marseille la cité phocéenne. Romaine, son nom devient Massilia.

Le Vieux-Port de Marseille est un port naturel : il porte le nom grec de Λακυδων, le Lacydon, en provençal lou Lacidoun.

L'accent de Marseille
Attention à l'accent tonique !

Massalia > en grec, l'accent est sur la lettre i : le -a final est à peine prononcé (on transcrit parfois en français Massalie).

Massilia > en latin, l'accent tonique a été déplacé sur la première syllabe : c'est ce qui explique, pour la seconde syllabe, le passage du a en i.

Marsiho > en provençal : l'accent tonique est placé sur l'avant-dernière syllabe. Le h provençal correspond à la graphie française [ill]. Ses habitants sont des Marsihés

On ne connaît pas l'origine du nom Massalia. Autre énigme concernant le nom actuel de la ville, c'est la lettre r. D'où vient-elle ? il est probable que ce soit une influence de l'arabe mars qui signifie rade, port.

Les trois langues "officielles" de Marseille sont le français, le provençal et le grec. Aujourd'hui, le grec n'est parlé seulement dans les calanques... par quelques cigales...

Drapeau & devise de Marseille
Le drapeau marseillais est d'argent à croix d'azur. Il apparaît à l'époque des Croisades : les ports d'embarquement avaient tous une croix : ainsi, le drapeau génois est d'argent à croix de gueules. On peut constater que ce sont les mêmes couleurs que celles de la mère patrie, la Grèce (mais le drapeau grec ne date que du XIXe siècle).

actibus immensis urbs fulget massiliensis
la ville de Marseille brille par ses hauts faits
toustèms pèr si grand-fa resplendiguè Marsiho
(traduction de Frédéric Mistral)

Marseille, fruit d'une histoire d'amour
Marseille est née d'une histoire d'amour, Gyptis la salluvienne et Protis le Phocéen. Légende ou réalité ? ce qui importe c'est l'histoire d'amour !

Voici le récit du Voconce Trogue Pompée, contemporain d'Octave Auguste
(cité par Justin, Histoires Philippiques, XLIII)

Or justement, ce jour-là, le roi était occupé à préparer la noce de Gyptis, sa fille, que selon la coutume de son peuple, il se préparait à marier par choix d'un gendre pendant le festin. Et, pusique tous les prétendants avaient été invités aux noces, on convia aussi aux banquets les hôtes grecs. Ensuite, la jeune fille fut introduite, et comme son père lui avait ordonné de proposer l'eau à celui qu'elle choisirait pour mari, elle délaissa tous les autres, se tourna vers les grecs et proposa l'eau à Protis, qui d'hôte devint gendre et reçut de son beau-père un lieu pour fonder une ville.
source : Didier Pralon, revue Marseille n°160


Frédéric Mistral raconte l'origine de Marseille dans Calendal (chant IV) :

Lou pichot rèi dóu pople Sàli,
Nan, benesis lou vènt gregàli,
E baio, dous presènt, sa fiho pèr mouié
Au jouine Pròtis de Foucèio ;
Marsiho espelis : la sadrèio,
Lou sourne pin, fan plaço i lèio
De figo e de rasin, de nerto e d'óulivié. Le petit roi du peuple Salyen,
Nan, bénit le vent grec,
et donne, doux présent, sa fille pour épouse
au jeune Protis de Phocée ;
Marseille éclot : la sariette,
le sombre pin, font place aux allées
de figuiers et de vignes, de myrtes et d'oliviers.






Marseille préhistorique
ragage du cap Morgiou (ou grotte Cosquer)


L'histoire de Marseille commence en réalité bien avant ! il y a quelques années, le plongeur Henri Cosquer découvre dans les Calanques de Marseille une grotte sous-marine : le ragage du cap Morgiou (ragage : grotte sous-marine, en provençal).

L'entrée se situe à 37 mètres au-dessous du niveau de la mer, au bout d'un couloir long de 175 mètres se trouve une salle ornée de gravures rupestres (vue en coupe)
La salle a été décorée à deux reprises : les mains datent de 27 000 ans et les animaux, de 19 000 ans : chevaux, bisons, bouquetins et pingouins, phoques...

voir la photo satellite du Cap Morgiou



Marseille grecque
Massalia antique : maquette de la cité phocéenne qui occupait la rive nord du Vieux-Port (quartier du Panier, hotel de ville)
( passer la souris sur les mots : temples, théâtre, agora...)
Massalia et ses ports sur la côte Méditerranéenne ; voir aussi les maquettes de bateaux
Pythéas le Massaliote (-IVe siècle) : l'un des plus grands navigateurs de l'Antiquité




Marseille, fille aînée de la République
Plus ancienne ville de France, Marseille était, au temps de la conquête de la Gaule, une république, comme ses sœurs grecques.
Lorsque la Révolution éclate, la cité phocéenne s'est souvenue qu'elle était autrefois une république : elle s'est tournée naturellement vers l'idéal républicain. En 1792, un bataillon de Fédérés part vers Paris pour défendre la République. Ils entonnent le Chant de guerre pour l'Armée du Rhin, un chant révolutionnaire composé par le citoyen Claude Rouget de Lisle. Ce chant, devenu célèbre grâce aux Marseillais, s'appellera désormais la Marseillaise et deviendra l'hymne de la France. Et pourtant, c'est à Strasbourg qu'il fut composé : il aurait pu légitimement s'appeler la Strasbourgeoise !
La Marseillaise, c'est aussi un hommage à la première république de France, la république marseillaise.
En Provence, on l'appelle la Marsiheso
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# Posté le vendredi 27 avril 2007 23:41