le palais longchamp

le palais longchamp
Le grand progrès du XIXe siècle est la réalisation d'un vieux projet de canal de Marseille alimenté par les eaux de la Durance. Il est mis en exécution à partir de 1838 sous la direction de l'ingénieur Montricher. Les eaux du canal atteignent le terroir marseillais en 1847 à Saint-Antoine, et la ville en 1849 avec le grand bassin pourvu d'un dispositif de filtrage sur le plateau de Longchamp.

Les Marseillais filtrent l'eau de leurs « caisses » et conservent cet usage bien après l'installation de bassins de décantation et d'épuration. L'architecte Henry Espérandieu est chargé de réaliser un château d'eau, entouré d'un jardin et de cascades, pour commémorer les bienfaits des eaux de la Durance. L'édifice est achevé en 1862 avec le Musée des Beaux-Arts et le Museum d'Histoire Naturelle. Un jardin zoologique est également créé, sur la pente orientale du plateau ; il devient jardin public en 1988.

Le parc Longchamp est l'un des principaux espaces verts du centre ville.

# Posté le vendredi 18 mai 2007 22:43

le corbusier

le corbusier
"Une oeuvre de toute première importance"


Courrier de Francesco Passanti, professeur à l'Ecole d'architecture du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Boston



à Jean-Jacques Duval

Le 21 octobre 1986

Cher Monsieur,


[…] Je me rappelle très bien la forte impression que ce bâtiment de Le Corbusier m’avait fait lors de ma visite à Saint-Dié, pendant l’hiver 1982-83.

[…] En tant qu'ingénieur et en tant que historien de l'architectures et en particulier de Le Corbusier, l'usine m'avait paru une oeuvre de toute première importance. Et si j'envisage, maintenant, la possible classification comme monument historique, il me parait qu'elle s'impose pour trois ordres de raisons au moins : en tant qu’œuvre de Le Corbusier, en tant qu’œuvre en soi, et en tant qu'appartenant à l'histoire industrielle.

L’œuvre de Le Corbusier

L’œuvre bâtie de Le Corbusier dans la France de l'après-guerre (après 1945) se résume en assez peu de projets, six en tout : il y a l'Unité de Marseille, répétée à Nantes et ailleurs ; il y a Firminy ; il y a les deux édifices religieux de Ronchamp et La Tourette ; il y a la villa Jaoul ; et il y a l'usine de Saint-Dié. Il faut aussi dire que, créée au même temps que l'Unité de Marseille, et liée intimement avec le plan de reconstruction de Saint-Dié (lui-même structuré par huit Unités et conçu avant Marseille), l'usine est un témoignage essentiel de la reprise architecturale de l'architecte après la guerre. Et tandis que Ronchamp et La Tourette sont des œuvres liées à des situations exceptionnelles, l'Unité et l'usine sont plutôt des œuvres-type, liées à des activités humaines de tous les jours, le travail et le repos. Au point de vue historique l'usine est donc doublement importante, en tant que rare exemplaire de l’œuvre bâtie de Le Corbusier dans l'après-guerre, et parce que complémentaire avec l'Unité, une œuvre dont l'importance historique ne peut pas être surestimée.

Si l'on regarde l’œuvre de Le Corbusier toute entière, y compris l’œuvre écrite, on voit que le thème de l'usine a accompagné toute sa carrière à commencer avec les deux premiers chapitres de Vers une Architecture en 1923, et ceci tant au point de vue des formes qu'au point de vue d'activité humaine. Or, Le Corbusier eut l'opportunité de réaliser une seule usine, celle de Saint-Dié. Et il eut en vous un client tout à fait idéal, qui avait compris ses idées et qui lui laissa grande liberté. Il s'agit donc de la seule œuvre de Le Corbusier dans un domaine pour lui très important, et d'une œuvre totalement représentative de ses idéaux.

L’œuvre en soi

Même si l'on ignore l'importance de cette usine dans l’œuvre de Le Corbusier, on ne peut pas ne pas être frappé par la chose en soi. En tant que architecture et en tant qu'usine, c'est là une construction d'envergure exceptionnelle, dont témoignent la composition de la masse générale et les proportions à l'extérieur, les espaces abondants et pourtant économiques à l'intérieur, et le soin porté à tous les détails : c'est une oeuvre bien conçue et bien bâtie. Il faut aller chez Olivetti en Italie et chez Van Nelle en Hollande pour trouver une usine de pareille qualité.

Le témoignage de l’histoire économique et industrielle

Finalement, il y a depuis dix ans un autre contexte, une troisième optique, pour regarder le classement de cette usine aux monuments historiques. C'est celui de « l'archéologie industrielle », c'est-à-dire l'intérêt que l'on porte non seulement aux témoignages bâtis de l'histoire politique et culturelle, mais aussi à ceux de l'histoire économique et industrielle. Si l'on se place dans cette optique, quoi de plus approprié que cette usine, à la fois typique de son époque dans son équipement technique, et exceptionnelle dans ses qualités humaines et architecturales et dans la bonté de son exécution ?

J'espère vraiment que l'usine sera classée : elle en est digne. […]

Francesco Passanti
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# Posté le vendredi 18 mai 2007 10:21

Modifié le vendredi 18 mai 2007 22:43

cane...cane...canebiere

cane...cane...canebiere
Aux quatre coins du monde, indiscutablement
On aime sa faconde et ses mille défauts charmants
Elle a la grâce brune des filles du midi
Il n'en existe qu'une, voilà pourquoi chez nous l'on dit :

{Refrain:}
On connaît dans chaque hémisphère
Notre Cane...Cane...Canebière
Et partout elle est populaire
Notre Cane...Cane...Canebière
Elle part du vieux port et sans effort
Coquin de sort, elle exagère
Elle finit au bout de la terre
Notre Cane...Cane...Canebière

Comment vous la décrire, son charme est sans pareil
Joyeuse elle s'étire comme un lézard au soleil
Internationale pour l'amour prend de l'air
Elle est la capitale des marins de l'univers
{au Refrain}

Il est né le divin enfant, il est né sur la Canebière
Il est né le divin enfant, il est né prés du fort Saint-Jean

Elle finit au bout de la terre
Notre Cane...Cane...Canebière
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# Posté le vendredi 18 mai 2007 10:13

l'O.M. histoire d'un club...

l'O.M. histoire d'un club...
L'OM,l'histoire d'un club mythique en déclin

par mimi_apache (France)


Fondé en 1898,l'Olympique de Marseille est le club français le plus titré avec neuf Championnats,dix Coupes de France et,surtout,une Coupe d'Europe des clubs champions.
Un palmarès essentiellement construit entre 1986 et 1993,péridode durant laquelle Bernard Tapie présidait aux destinées du cluc.Mais la sombre affaire VA-OM(qui vit l'équipe déchue de son deuxième titre de champion en 1993)et de gros problèmes financiers ont contraint la formation phocéenne à repartir en D2,en 1994.
Champion de sa division en 1995,mais maintenu en D2 par le Conseil fédéral,l'OM aura dû attendre 1996 pour retrouver l'élite.Très vite dans son élément,le club marseillais est redevenu une place forte du football français.Il ne lui restait plus qu'a décrocher de nouveux titres...Mais qui furent inaccessibles.Le club retomba encore plus bas dans le tableau et plus personne ne croit en lui,mais leurs plus fervents supporters n'oublieront pas le bonheur qu'il leur a procuré pendant des années durant,en espérant toujours revoir ses joueurs au top niveau.Chaque club a ses faiblesses,et l'OM n'a pas dit son dernier mot,loin de là...le PSG n'a qu'a bien se tenir!

# Posté le jeudi 17 mai 2007 03:48

les mysteres de marseille

les mysteres de marseille
"Les mystères de Marseille" fait partie des romans de jeunesse d'Emile Zola, sa conception datant d'avant le cycle romanesque en vingt volumes des Rougon-Macquart. En 1867, après le succès très mitigé de ses premiers écrits ( "contes à Ninon", "Confessions de Claude", "Le Voeu d'une morte") Zola a entrepris un roman qu'il considère comme sérieux : "Thérèse Raquin". En mal d'argent pour le finir, il se résigne à accepter une commande de roman-feuilleton pour un journal de Marseille :le "Messager de Provence". Monsieur Léopold Arnaud, qui en est le propriétaire, lui fournit la matière au travers de documents judiciaires réels tirés de récents procès criminels qui ont remué le Midi. L'idée est de reprendre le principe des "Mystères de Paris" d'Eugène Sue qui, entre 1842 et 1843, a tenu en haleine tout Paris, des classes ouvrières jusqu'à la Cour. Payé deux sous la ligne, une fort belle somme, "les Mystères de Marseille" est brossé au jour le jour, tous les après-midis, les matinées étant consacrées à la rédaction de 3 ou 4 pages de "Thérèse Raquin".

Dans ce "duel social", titre de la seconde édition de l'ouvrage lorsqu'il reparu dans le "Corsaire" de M. Édouard Portalis quelques années plus tard, Zola fait vibrer à son tour le tout Marseille aux amours tragiques de Philippe Cayol, plébéien républicain, et Blanche de Cazalis, riche fille d'un aristocrate tout-puissant. Cher à son attitude engagée, il relate ici l'affrontement de classes sociales sur fond de tripotages financiers et de révolution de 1848. Cet affrontement atteindra son paroxysme lors d'une émouvante et sanglante émeute ouvrière, qui n'est pas sans rappeler celle qui sera décrite plus tard dans "Germinal". C'est également une véritable galerie de portraits, mettant en scène une Marseille du négoce, de la finance et du jeu qui est offerte au lecteur. De Marseille à Aix, Marius Cayol, le candide frère du séducteur coupable, aidé par la belle et maligne Fine, affrontera tour à tour, notaires et banquiers véreux, dames de petite vertus, usuriers, joueurs, parvenus, prêtres ambitieux, aventuriers politiques et toutes sortes de cliques et coalitions d'intérêt qui font et défont les fortunes marseillaises.

Loin de la simple oeuvre alimentaire, c'est bien un roman de Zola à part entière qui est délivré au lecteur du "Messager". Un "roman historique contemporain" selon sa propre expression. S'il n'a pas encore la maturité et la plénitude d'un "Germinal", il s'agit déjà un excellent livre.
Sitôt paru, le roman fut également en collaboration avec Marius Roux l'objet d'une pièce qui marcha assez bien et dont les principaux interprètes furent Pujol, Péricaud, et mademoiselle Méa.

Pour la petite histoire, notons que le directeur du "Messager de Provence", Léopold Arnaud, offrira à Zola, durant la période de troubles qui agitèrent la capitale, de lancer à Marseille un petit journal à un sou. Le journal parut effectivement, tiré d'emblée à dix mille exemplaires, et s'appela "la Marseillaise".




En voici un petit extrait qui, nous l'espérons, achèvera de vous convaincre

***

La place Royale, que l'on nommait depuis février place de la Révolution, devint le centre du mouvement. Quelques compagnies républicaines avaient là leur place d'armes. Dès que la nouvelle du combat qui venait d'avoir lieu à la barricade de la rue de la Palud se fut répandue dans les groupes stationnant sur le Cours et sur la Cannebière, les ouvriers se dirigèrent en foule vers ces compagnies républicaines et leur demandèrent si elles allaient également marcher contre eux. Le rassemblement fut bientôt considérable : on y racontait avec des cris furieux les évènements de la matinée, on y nommait les citoyens tués ou blessés par la troupe et la garde nationale. Ces récits excitaient les esprits, le tumulte allait grandissant. La foule, d'ailleurs, ne bougeait pas, se contentait de crier et de demander vengeance. Il fallait une nouvelle secousse pour la jeter dans une révolte ouverte.
A ce moment, le général qui commandait la garde nationale tenta une démarche suprême. Il vint, en pleine foule, tâcher d'apaiser les esprits par des paroles de conciliation.
Ce général n'était point populaire. On l'accusait, à tort ou à raison, d'être hostile à la République. Il s'était malheureusement entouré d'un état-major choisi dans les rangs de la réaction. Pour la foule, il n'était qu'un inconnu, et le peuple, aveuglé par la colère, le rendit responsable des évènements déplorables qui se passaient. Personne n'avait remarqué son geste de désespoir, dans la rue Saint-Ferréol, lorsque, sans son ordre, les soldats avaient croisé la baïonnette. Dès qu'il parut, il fut entouré par des groupes exaspérés qui l'injurièrent et l'accusèrent de tous les malheurs de la matinée. Son attitude resta calme, il ne chercha pas à se défendre, il s'appliqua uniquement à promettre au peuple toutes les satisfactions possibles, à le conjurer de ne point amener des malheurs plus grands. Mais il fallut que les compagnies républicaines vinssent à son secours. Il se retira, en prononçant d'une voie haute et ferme des paroles de paix. Le tumulte grandi encore après son départ.

***


L'auteur :
Émile Zola est né à Paris le 2 avril 1840, unique enfant d'une mère française, Émilie Aubert, et d'un ingénieur civil, vénitien de naissance, Francesco Zola. Ce dernier ayant été recruté pour la construction d'un barrage et d'un canal dans le midi, la famille Zola s'installe en 1843 à Aix-en-Provence ou Francesco Zola. décède le 28 mars 1847. Le jeune Emile gardera de ce séjour des liens d'amitié étroits avec le peintre Cézanne. En février 1858, il est contraint, autant par des difficultés financières que par ses ambitions littéraires, d'aller vivre à Paris avec le reste de sa famille. Après une période d'extrême pauvreté, il finit par obtenir un emploi stable chez l'éditeur Hachette où il se hisse au rang de chef de publicité. Il se lance dans l'écriture durant cette période et publie un volume de nouvelles, 'Les Contes à Ninon' (1864), et un premier roman autobiographique, 'La Confession de Claude' (1865)
En janvier 1866, il quitte la Maison Hachette afin de se consacrer entièrement à sa carrière d'écrivain. Son premier roman important, 'Thérèse Raquin', écrit simultanément avec 'Les mystères de Marseille', voit le jour en 1867. Inspiré par l'exemple de 'La Comédie humaine' de Balzac, il dresse ensuite entre 1868 et 1869 les plans d'une série de romans qui deviendront plus tard les 20 volumes du cycle des 'Rougon-Macquart, histoire naturelle d'une famille sous le Second Empire', et qui constitueront sa préoccupation première pendant les 25 années suivantes. A l'époque de l'achèvement des 'Rougon-Macquart', en 1893, Emile Zola est totalement reconnu comme le romancier le plus éminent et le plus influent de son temps. Inspiré en partie par son désir de préparer un monde meilleur pour ses enfants, il se lançe ensuite dans une série de romans, ouvertement didactiques : 'Les Trois Villes'. Peu avant la parution de 'Paris', le dernier roman de la série, il intervint dans l'Affaire Dreyfus, un procès retentissant mettant en cause un officier juif condamné à la prison à perpétuité en décembre 1894, par une série d'articles et de pamphlets audacieux dont l'apogée fut 'J'accuse', publié dans L'Aurore le 13 janvier 1898.
Condamné pour diffamation Emile Zola opte à partir du 18 juillet 1898 pour une période d'exil volontaire en Angleterre. Il y commencera une nouvelle série de romans, 'Les Quatre Evangiles', qu'il ne terminera jamais même après son retour en France, le 5 juin 1899. Il meurt asphyxié par les fumées de sa cheminée dans son appartement parisien la nuit du 29 septembre 1902.
Zola reste un des plus éminents romanciers européens du 19e siècle et son influence en tant que praticien et théoricien du Naturalisme littéraire lui vaut une renommée mondiale. A la fois écrivain, journaliste et critique pendant les dernières années du Second Empire et les premières années de la Troisième République, il se fit une réputation d'avocat du réalisme et de défenseur des peintres progressistes de la période pré-impressionniste.

# Posté le jeudi 17 mai 2007 03:40